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"La ville doit être désormais fertile" 3 questions à Jean-Noel Concales, maîtres de conférence - La Provence - Dimanche 10 mars 2013

"La ville doit être désormais fertile" 3 questions à Jean-Noel Concales, maîtres de conférence - La Provence - Dimanche 10 mars 2013

Maître de conférences en géographie et urbanisme à l’université d’Aix-Marseille, Jean-Noël Concales s’est particulièrement attaché dans ses recherches à l’agriurbanisme.

- Comment est-on passé de Marseille, ville autosuffisante en termes de maraîchage, à la disparition presque totale de terres agricoles ? Jean-Noël Concales : En raison des faibles performances des moyens de transports, jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une grande part de la banlieue agricole était constituée de terres cultivées au sein même de l’immense territoire communal (dans les 8, 9, 13, 14e arr.). Grâce au canal de Marseille, ce terroir fournissait des productions diversifiées et générait des paysages variés. Or, durant les Trente Glorieuses, la production agricole a été délocalisée dans de grands bassins spécialisés et les terres ainsi libérées ont été abandonnées aux logiques d’une urbanisation rendue nécessaire par les besoins en logements. La banlieue agricole est donc devenue résidentielle. Le POS de 1981 est venu consacrer ce processus de densification de la périphérie marseillaise, qui s’est intensifié à partir du milieu des années 1990. L’agriculture a alors disparu de la planification communale. Elle n’est réapparue qu’à l’occasion de l’élaboration du futur PLU. On peut néanmoins se demander si ce changement n’intervient pas trop tard, la majorité des terres agricoles ayant déjà été urbanisées.

- Les citadins font entendre le besoin de nature en ville, d’une alimentation basée le plus possible sur des circuits courts. Comment les politiques peuvent-ils accompagner cette aspiration et cet essor ? J.-N. C. : Depuis le milieu des années 1990, les scandales alimentaires contribuent, en effet, à replacer l’agriculture au coeur des préoccupations urbaines. Dans leur quête de qualité et d’authenticité, les citadins expriment de plus en plus de besoins à l’égard d’une agriculture de proximité. Ces nouvelles exigences se traduisent alors par l’émergence des circuits courts, qu’il faut envisager comme des systèmes alimentaires localisés. Le développement des marchés paysans ou de la vente à la ferme ainsi que l’explosion des systèmes de distribution de paniers de légumes sont autant de preuves de la vitalité de cette forme d’agriculture urbaine souvent encadrée par des associations innovantes. Par ailleurs, force est de constater que ces aspirations urbaines se traduisent aussi par la recrudescence des jardins collectifs, des potagers individuels, des rues, des toits et autres balcons plantés et productifs. Créées par et pour les citadins, ces formes d’agriculture urbaine répondent à des objectifs qui dépassent le seul cadre de l’alimentation. Il appartient certainement aux collectivités territoriales d’oeuvrer en faveur du maintien foncier de ces formes d’agriculture urbaine mais encore d’encourager l’émergence, la structuration et la visibilité des initiatives qui les portent.

- Marseille a-t-elle une carte à jouer en défendant une culture agricole et/ou potagère locale ? J.-N. C. : En matière d’agriculture urbaine, Marseille possède quelques atouts fonciers. Le processus d’urbanisation a laissé, par endroits, la place à des friches et délaissés à fort potentiel. Les piémonts des massifs peuvent aussi être remobilisés dans le cadre de projets agricoles. Il ne s’agit plus d’opposer urbanisation et agriculture, mais bel et bien d’inventer des formes urbaines et des architectures qui intègrent pleinement la nature productive. À Marseille comme ailleurs, la ville doit désormais être fertile.

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