Visualisation du fichier CSV pour l'export des fiches de type : Nos Maraichers - Total des fiches : 10
"datetime_create","datetime_latest","Votre Producteur","photo","Présentation",":",":",":",":",":",":",":","Témoignage"
26/10/2020 16:40:55,24/04/2024 13:02:21,"Marie-Claude Mercadal ","MarieClaudeMercadal_marieclaude.jpg","Marie Claude se définit comme ""agricultrice paysanne"". Maraîchère implantée à St Martin de Crau, certifiée Agriculture Biologique par Ecocert France (certificat disponible à la fin de cet entretien), Marie-Claude, nous parle de son métier.","""Nous cultivons légumes, fruits et plantes aromatiques. Nos légumes : choux fleur, artichaut, fenouil, salade, pourpier, oseille, céleri rave, chou rave, céleri, choux rouge, choux rouge frisé, radis, aubergine, courgette, courge, potimarron, haricot vert, petit pois, pois gourmands, haricot blanc, haricot rouge, ail frais, oignon, cébette, etc.  Nos plantes aromatiques : persil, basilic, basilic poivre, ciboulette, etc.Nos fruits : melon charentais, melon blanc, fraises, tomate pendelottes, tomates ananas, tomate noire, tomate cœur de bœuf, tomate cerise, etc. Je suis propriétaire de 10 hectares de terre dont 2hectares ½ sont utilisés pour les légumes et le reste pour les chevaux.","","Après avoir obtenu mon bac général C, j’ai réalisé un deug de biochimie puis j’ai décidé de finaliser mes études par un BTS agriculture. Mes parents étaient paysans et je voulais faire des études dans ce domaine. Ce qui a été fait mais pas forcément dans l’idée de m’installer à l’époque. Puis par la force des choses mes parents m’ont mis le pied à l’étrier « Où tu t’installes ou on vend ». Étant attachée à la terre où je suis née la solution de l’installation s’est concrétisée en 1989.","Je suis arrivée la fleur au fusil, ayant tout à apprendre du métier, de la nature, de cette société si matérialiste. Puis on se marie, et avec mon conjoint, toute la production de la ferme est en culture  conventionnelle,  grosse cavalerie, marché de l'offre et de la demande, et puis un jour, au vu de la situation économique, on se pose des questions sur la pérennité d'une production intensive. Et si le basculement d'une partie de la commercialisation en vente directe ne serait pas plus rémunérateur ? On s'engage sur ce chemin. Hélas, les aléas de la vie s'invitent, en 2006 divorce, reprise des dettes de la ferme, enfants à élever seule, tout à assumer seule. Là, pas le choix il faut rebondir, si on ne veut pas couler et rejoindre le nombre des paysans qui mettent fin à leur vie. ","Ces accidents ouvrent les yeux et permettent de considérer la vie, la nature, ce métier, la vie simplement, avec une autre philosophie : la conviction qu'il faut changer notre façon de produire pour protéger la planète et les humains. En 2007,  je demande ma conversion au bio, et en 2009 la ferme obtient le label. En même temps, en 2007, j'intègre les réseaux des AMAP, et des PANIERS MARSEILLAIS ainsi qu'un marché paysan de l'ADEAR pour basculer la totalité de la commercialisation en vente directe. ","Mes bras droits sont Fathia Mahjoub et Berramdam. Nous prenons les décisions ensemble même si la décision finale m’incombe. Fathia et Berramdam sont en charge des récoltes et de l’entretien des terres. Je participe bien sur aux récoltes. La surveillance des cultures se fait en commun. Je prépare toutes les pesées pour les distributions et j’effectue les distributions et les marchés. Quant à la gestion de l’EARL Mas St André (comptabilité) c’est moi qui le fait.","Je distribue aux PAMA (Panier de La Pomme, Panier d'Elémir), à deux autres AMAP (Marseille St-Victor et Simiane) et sur le marché de la Gavotte. ","""Les Paniers m'ont permis de pérenniser mon exploitation et d'avancer"""
06/08/2020 18:16:41,06/08/2020 18:16:41,"Thierry Gozzerino ","ThierryGozzerino_spi_8976.jpg","  Thierry Gozzerino, fils d'agriculteur, a repris l'exploitation familiale à ses 16 ans. Son père cultivait sur un modèle d’agriculture expansive, avec des courgettes et des tomates en été, et salades et épinards l'hiver.         "," Pour Thierry, l'agriculture bio est une évidence. Revenir au vivant, à la terre, jusqu'à la graine, ça a de l'importance. Les rencontres, notamment avec Monique Diano, alors co-présidente des PAMA et de Robert Roussier, maraîcher à Mallemort, lui ont permis en 2008 de produire en conversion vers la certification Bio obtenue en 2010.","Il découvre le système des amaps et du circuit-court, et les sourires des adhérents qui viennent récupérer leurs légumes, ça le change des MINs (Marchés d'Intérêts Nationaux), où il n'y trouve ni les sourires, ni la sécurité financière. 300 paniers en liste d'attente avec les PAMA, et ça y est Thierry intègre le réseau de maraîchers de notre association ! Depuis 2009, avec sa femme Virginie, ils ne fonctionnant plus que pour des groupes de paniers en association. Un modèle qui se rapproche de ce que faisait le grand-père de Thierry, quand le mot « Mondialisation » n'existait pas encore ! Aujourd'hui ce principe lui permet de vivre et d'investir durablement, produisant tout ce qu’un maraîcher provençal peut produire en légumes et... en fraises !"," Aujourd'hui, « Ma Saison Légumes » (nom de la ferme maraîchère de Thierry et Virginie) fait vivre 8 personnes, saisonnières ou permanentes. Des personnes qui sont paysans dans l'âme, ou bien d'autres en plein questionnement et reconversion, qui viennent se trouver en travaillant les mains dans la terre. "," Thierry se pose des questions par rapport à son évolution, comment mieux faire encore, en augmentant en certification, en devenant producteurs de ses propres fertilisants (comme le purin d'orties), développer les matières premières locales, comme les semences, avec d'autres producteurs du coin, plutôt que de les faire venir de bien plus loin, s'essayer à la biodynamie... Encore beaucoup de pistes d'expérimentations, pour créer un modèle d'alimentation durable, bio et local, afin de permettre à un maximum de personnes de pouvoir s'alimenter sainement en toutes circonstances !","","","",""
10/09/2021 11:09:40,21/03/2024 16:01:13,"Loïc Péré","FamillePere_loic-pere.jpg","La ferme de Loic et Djamila se situe sur la commune de Saint-Gilles-du-Gard. Les contrats solidaires via les Paniers Marseillais entre producteurs et consom'acteurs leur ont permis de pérenniser leuractivité.","Le compost   50 tonnes de compost venant des poulaillers des Péré, 50 tonnes venant de l'extérieur. Il faut 10 tonnes/ha de compost, l'entretien doit être fait quasiment chaque année.   Les paniers :   Chaque semaine (le dimanche) c'est la « bagarre », on décide entre nous de ce qu’on va mettre dans les paniers.  Le planning de plantation est très aléatoire, le quantitatif peut aller du simple au triple. On a un calendrier sur au moins 6 mois des paniers qu'on pourra proposer.  En théorie, on décide du panier qu'on fera 2 à 3 semaines à l'avance.   Les légumes sont ramassés le matin pour le soir. L'hiver, quand les conditions climatiques sont plus difficiles, on s'adapte au temps et on peut faire 2 à 3 jours de ramassage puis laver les légumes au fur à mesure qu'on prépare les paniers. ","Organisation du travail :  Du lundi au jeudi on se rend chaque jour à Marseille pour distribuer les légumes.    Loïc :  Il réalise les travaux avec le tracteur, gère l'arrosage et les auxiliaires.  Il travaille, prépare, fertilise le sol pour les plantations.  Il participe aux ramassages.   Mohammed :  Il ramasse le matin et entretien les terres l'après-midi (beaucoup de désherbage).   Mohammed (papa de Djamila) :  Il participe au ramassage, s'occupe essentiellement du désherbage et des plantations.   Djamila :  Elle ramasse, participe à l'entretien des terres et décide avec Loïc et Jean-René du calendrier des plantations et des légumes à mettre dans le panier.   Les chiens : Fakir et Tayla ","Plastique :   Une fois par mois un container vient prendre le plastique pour le recycler ; il doit être au préalable trié. Ce recyclage a un prix pour l'agriculteur : 200 euros/tonne récupérée.   Une fois la culture finie, on enlève tout (plastique, préempaillage). Un rouleau de plastique, c'est 200 m sur 2 m. Il existe des rouleaux biodégradables, à base de maïs, mais ils sont trop chers.   Pour bâcher un tunnel on dépense 1900 euros rien que pour le plastique. On essaie de les renouveler tous les 4 ans. Pour bâcher, c'est 4 jours de travail à 4. ","Les terres :   Neuf hectares au total en location depuis 20 ans pour les légumes, en deux fois 4 hectares et demi (les champs sont séparés par d’autres cultures louées ou appartenant à des voisins) e ; plus 6 hectares dont nous sommes propriétaires et où nous avons planté des arbres fruitiers.   A Saint-Gilles, il y a très peu de maraîchers car les terres sont très caillouteuses, elles sont belles pour faire de la culture hors sol, mais il est plus difficile de cultiver des racines ici.   Cependant les fruits sont très parfumés, le terroir doit être bon pour l'arboriculture.   Quand on est en bio et en polyculture on a beaucoup d'herbes ; le désherbage fait donc partie des activités principales et régulières (voire quotidiennes). Les poireaux, oignons et carottes sont les légumes qui nécessitent le plus de désherbage. Il existe des outils pour désherber, mais les outils sont différents pour chaque activité et chaque légume ! Pour les carottes par exemple il existe un brûleur spécial (coût : environ 12 000 euros) qui permet de désherber plus facilement et plus rapidement, mais il ne pourra servir qu'à cette activité et qu'à ce légume.   Nous avons 2 hectares de serres couvertes (ou « tunnels »). La taille d'un tunnel est entre 800 et 1 000 m2.  En plein champ on récolte deux fois moins qu'en serre. ","Légumes :  Nous avons 80 variétés de légumes dont 14 en tomates. ","La lutte contre les bêtes et les maladies :   La couleur jaune est un piège à insecte (elle les attire). Nous utilisons le savon noir comme répulsif, la bouillie bordelaise (cuivre) et le cuivre plus des compléments biologiques à base d'algues.   Nous travaillons beaucoup avec les auxiliaires, c'est une science très précise qui demande beaucoup d'observation, d'attention et doit pouvoir répondre rapidement aux invasions.  Les auxiliaires vivent à 14 degrés environ. Par exemple nous utilisons les afidus pour lutter contre les pucerons. Si on a 4 ou 5 jours de retard (dans notre observation), la culture peut être très vite dévastée, même si on met le double d'auxiliaires, rien n'y fera. Il faut intervenir au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard.  Quand c'est la période, toutes les semaines, il faut introduire, en utilisant des repères, les auxiliaires, afin que leur population puisse se développer.  Autre exemple : les araignées rouges sont utilisées pour lutter contre d'autres araignées qui attaquent les plants (notamment de tomates)… si on ne les dispose pas au bon moment, les cultures peuvent brûler en quelques jours.   Climat :   200 jours de vent, voire plus.   Le système :   Le système (des Pama) est magnifique, c'est du direct consommateur/producteur. Il existe ainsi une véritable et réelle transparence.  Cependant l'engagement, pour vous comme pour nous, a ses contraintes. Nous, cela nous oblige à remplir chaque semaine les paniers malgré les aléas, nous avons tout le temps l'esprit préoccupé par ça... Notre gros souci, c'est de faire que vous en ayez toujours suffisamment, équitablement, mais que pour autant nous ne perdions pas, nous, de l'argent. ","Les poules :   Nous avons une race pondeuse « bourbonnaise ». Nous ramassons vers midi les œufs pour qu'ils soient distribués le soir même à Marseille.  Tous les trois mois, on les change de maison. On nettoie, on désinfecte et on attend quinze jours avant de réutiliser le poulailler (pour l’assainissement). On utilise leur fumier qui, mélangé à des copeaux de bois, produit du compost. Nous mélangeons ensuite ce compost avec du compost de mouton (acheté) et cela donne un très bon compost, très riche et nutritif).  De 0 à 1 mois, les poussins sont chez nous, installés dans une poussinière, à un mois on les emmène ici, dans le poulailler.   Les poules et poulets sont très fragiles des bronches : il faut donc faire très attention au climat et aux courants d'air. Pour les plus petits, on ferme la grande porte qui leur permet de rejoindre le dehors et on leur a installé des petites trappes à leur taille. Pour les plus grands, ça dépend du temps ; s'il fait grand beau on ouvre la grande porte, sinon ils passent eux aussi par des trappes.   Les maisons des poules sont isolées (plastique, laine de verre, plastique à nouveau) et il y a une cheminée centrale pour permettre une aération continue.   Nous avons en moyenne 300 poulets (utilisés pour leur viande). En réalité ce ne sont pas que des poulets. On a environ 50/50, moitié poulettes, moitié poulets. Les poulettes sont plus petites même si elles mangent la même quantité que les poulets.  Ces 300 poulets/poulettes peuvent naviguer entre leur maison isolée et un extérieur de 12 500 m2.   Il avait été prévu toute une installation pour nourrir automatiquement les poulets et poules par des tuyaux reliés à un silo existant à l’extérieur des maisons, mais une pièce centrale  a cassé et n'a pas pu être changée tout de suite… et maintenant, en plus, on s'est fait voler notre groupe électrogène… donc on ne pourra pas l'utiliser, car sur les terres nous n'avons pas d'électricité.   Le bio :   Nous sommes en bio par conviction. Depuis la fin des années 90, nous cultivons en naturel et nous avons le label bio depuis...   Personnellement je préférerais continuer à travailler comme ça, et même de manière plus naturelle encore (en utilisant davantage mes semences, par exemple), mais sans demander le label qui exige trop de paperasses (les factures, la compta, etc.). L'administratif, ça me gène, on n’aime pas trop ça chez nous.  Le bio et surtout le fait d'être en polyculture engendre beaucoup de main d’œuvre. Chaque culture ayant besoin d'un savoir et d'un soin particulier, en outre.   Les arbres :   On a 6 variétés différentes d'abricots.  On loue 15 ruches (30 euros la ruche) le temps de la pollinisation.  Dans les serres (pour les tomates, courgettes, fraises, etc.) on utilise des bourdons.  Les arbres les plus jeunes fleurissent plus tôt et donc vont commencer à produire plus rapidement.  Nous avons 3 hectares d'abricotiers (vieux et jeunes) et un hectare de cerisiers.  Avec les abricots, nous avons produit pour la première fois l'année dernière des jus de fruit, très parfumés et très rapidement consommés !  Pour nous il est intéressant de réaliser des jus de fruit car ainsi on ne perd pas la matière mais en même temps ça nous coûte un peu cher de les mettre en bouteille.   Le raisin :   Nous avons planté, il y a maintenant 2 ans, du raisin (muscat, cardinal, dattier de Beyrouth).",""
25/07/2023 10:28:49,25/07/2023 10:28:49,"Catherine Ponçon","CatherinePoncon_photo_cp.png","Catherine Ponçon est fille d’agriculteur. Son père produisait des tomates hors-sol dans la Drôme. Elle s’est toujours sentie attiré par l’agriculture paysanne. Petite, elle se voyait déjà « fermière ». ","Suite à un BTS en production horticole puis une Licence en agriculture biologique, conseil et développement, elle monte 2009-10 un atelier de 1200 poules pondeuses. En 2013, elle acquière son propre statut agricole, indépendamment de la ferme familiale. En 2020, elle reprend la gestion globale de la ferme, incluant 10ha de foin, 2ha de luzerne, 1ha d’oliviers, 2,3ha de légumes dont 1,3ha de tunnels et 1ha de plein champ.","Aujourd'hui, les débouchés pour ses légumes sont l'AMAP les Paniers des Calanques et du Roy d'Espagne, 9 épiceries, 2 grossistes (vendant en local), la vente à ferme, et le marché de producteurs de Salon de Provence.","Elle emploie 2 salariés, un saisonnier et un apprenti et est aussi aidée par ses parents.","Catherine aime bien innover. L’AMAP lui plait parce que ça lui permet aussi cela, d'expérimenter toutes sortes de variétés/plantations. Elle a toujours produit en AB donc ne sait pas faire autrement !","Elle constate qu’il y a aujourd’hui plus d’aléas climatiques, mais une ferme diversifiée comme la sienne est relativement résiliente. Pour s’y adapter, elle a déjà mis en place un certain nombre de bonnes pratiques : irrigation au goutte à goutte, semences adaptées, programmateur d’irrigation, brassage d’air polliniser les tomates.","Pour elle, il est essentiel que les consommateurs se sensibilisent davantage aux difficultés des agriculteurs.","Ses projet pour l’avenir ? Planter des arbres !","Clément Garnier (2023)"
25/07/2023 11:02:29,25/07/2023 11:02:29,"Lilian Estienne","LilianEstienne_lilian-estienne.jpg","En 1996, le père de Lilian décide de se convertir en agriculture biologique, devient certifié par ECOCERT en 1999. Il possède alors 3 ha de maraîchage dont 1000 m² de serres et un petit lopin de pommiers et de pêchers devant le mas. ","En 2007, son père Francis prend sa retraite mais Lilian qui était alors menuisier ébéniste , décide de reprendre l’exploitation. Lilian retourne à l'école et obtient son diplôme d'agriculteur en Juin 2009. Depuis, il distribue des paniers bio dans différentes AMAP de la région.","Depuis le mois de novembre 2017, Lilian prend la succession de Christian RIOUSSET en assurant les distributions des Paniers Marseillais d’Endoume, Samatan, le Rouet et la Calade.","","","","","","""Les Paniers m'ont fait découvrir une autre facette de Marseille et un mode de fonctionnement différent"""
10/11/2023 08:11:08,10/11/2023 08:11:08,"Bruno Knipping","BrunoKnipping_bruno-knipping.jpg","Bruno est installé à Aubagne sur une https://floodcrm.email exploitation de 8 hectares (6 en location et 2 ha en propriété). Chez les Knipping, on est agriculteur de père en fils depuis plusieurs générations... mais on ne cultive pas toujours de la même façon. Aujourd’hui, il cultive essentiellement des légumes et quelques fruits avec 8000 m2 de serresn à venir ","Le grand-père avait une exploitation diversifiée : arbres fruitiers, vignes, animaux. Puis dans les années 1960, les deux fils ont pris progressivement les terres et sont descendus à Aubagne pour cultiver les légumes. Ils passent d’une polyculture pour les marchés à une monoculture pour les supermarchés. Des rendements démesurés à la hauteur des quantités d’engrais et de pesticides utilisés. Devenu dépendant des coups de fil ou fax des grandes surfaces au risque de perdre la récolte, Bruno décide de consacrer à nouveau une partie à la polyculture en 2000 et vendre en direct. Ce circuit-court a porté ses fruits et en 2005 il livre ses premiers paniers.présentation à venir ","les Knipping proposent des paniers bio ,à la demande de leurs clients et du réseau des Paniers Marseillais, qui ont aidé dans la conversion. Bruno apprécie cette solidarité qui existe vraiment entre les adhérents des Paniers et leur maraîcher. Le fait de travailler dans ce réseau m’a redonné le goût d’aimer ce que je fais et de le faire aimer. Je ne suis plus brimé par le poids, le prix, la forme, le calibre. Aujourd’hui, pour rien au monde je ne reviendrai à l’ancien système, même si celui-ci demande largement plus de travail Grâce au système des Amap, je suis maître de ma production. J’ai une lisibilité sur l’année à venir, je peux compter sur des revenus fixes car garantis par les contrats signés avec les adhérents. Et surtout, je suis fier de mon travail car, chaque semaine, je vois ceux qui mangent mes légumes. Je suis heureux quand je vois que ce que j’ai planté pousse, quand j’ai des bons retours des gens du panier. Les circuits courts, la reconversion en agriculture biologique ont été des occasions pour faire évoluer le métier et rester au goût du jour.  Agriculteur « c’est une vocation et nous sommes loin des idées romantiques, c’est avant tout beaucoup de travail. »","","","","","",""
12/02/2024 11:36:05,12/02/2024 11:36:05,"Frédéric Deloule","FredericDeloule_frederic2.jpg","« Frédéric Deloule a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur, avant de reprendre la ferme familiale à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse) il y a 7-8 ans.  Quelle agréable surprise de sentir qu'il partage notre philosophie. Il a par exemple laissé tomber les grossistes pour se concentrer sur circuits-courts (vente à la ferme, petits magasins, AMAP). Il a aussi adapté ses 24 outils tractés au tracteur grâce à"" l'atelier paysan"" (association qui prône l'action de concevoir son matériel sans être dépendant des marchands de machines agricoles, et du crédit qui va avec).  Frédéric a une bonne maitrise technique du maraichage bio diversifié et est quelqu’un de très sociable. Je suis donc confiant quant à sa réussite avec le Panier de Saint-Giniez dont il a repris en janvier la distribution les jeudis soirs en lieu et place de Willie.""","Thierry Gozzerino, co-Président maraicher","","","","","","",""
10/11/2023 07:58:41,10/11/2023 07:58:41,"Guillaume LONGO","GuillaumeLongo_guillaume_longo.jpg","FERME des NUANCIERS CARRAIRE DE LA BARONNE 13122 VENTABREN. On dit toujours que la persévérance est la première vertu de l’agriculteur. On peut dès lors dire sincèrement que Guillaume a les qualités espérées pour devenir un bon agriculteur.","Ses débuts professionnels sont plutôt classiques. Il exerce en tant que responsable pour un groupe de la grande distribution mais n’en tire aucune satisfaction. Un ami le présente alors à Robert Roussier, un maraîcher de Mallemort (13), qui a besoin d’aide sur son exploitation. Guillaume décide de changer radicalement de voie. L’alchimie fonctionne entre les deux hommes engagés dans la production de produits bio. L’heure de la retraite a sonné pour le propriétaire de l’exploitation et qui propose tout naturellement à Guillaume de reprendre la gestion des nombreux paniers de l’AMAP marseillaise. Mais en homme avisé, ce dernier ne se sent pas tout à fait prêt.","Il reprend donc le chemin des cours pour un Bac Pro Responsable d’Entreprise Agricole complétant sa riche expérience de terrain par tous les aspects théoriques, organisationnels et comptables inhérents à la gestion d’une exploitation agricole. Fort de ces nouvelles compétences il « bétonne » son dossier de financement pour le montage de son projet de maraîchage.","Financement en poche, il se met en quête de terres à exploiter. Mais il est difficile pour un jeune agriculteur de trouver un terrain où s’installer et Guillaume, « par des chemins de traverse agricole », devient responsable du rayon FL du magasin Biocoop de Puyricard. Il consacre son énergie à développer les filières locales et la sélection des produits sans cesser de prospecter le lieu de sa future installation…","Un beau jour la SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural, organisme chargé de la distribution des terres agricoles) répond positivement à ces demandes et lui propose un terrain à Ventabren. Trois hectares de terre à amender car anciennement dédiés à la culture céréalière conventionnelle. Les analyses du sol révèlent sa pauvreté. Qu’à cela ne tienne, l’apport de matière organique et l’implantation de haies pour favoriser le retour de la biodiversité et des auxiliaires de culture l’enrichiront. Enfin, après plusieurs années de préparation, les travaux commencent et au terme de 2 mois d’efforts Guillaume sent qu’il se rapproche de son but. L’irrigation est déployée, le sol est gratté, 6 serres sont montées. Le travail est colossal mais il peut compter sur le soutien de ses proches et surtout la solidarité d’amis paysans jeunes ou expérimentés.","","","",""
25/07/2023 10:50:35,25/07/2023 10:50:35,"Jean Walter ","JeanWalter_jean.jpg","Après une reconversion professionnelle, Jean passe son Brevet professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole, et candidate sur une propriété de la Métropole. Il est lauréat et investit le terrain en mai 2021. Après un chantier de débroussaillage conséquent, il amande la terre et expérimente les premières récoltes avec tantôt des bâches, tantôt des paillages naturels, et affine ainsi sa connaissance de ces parcelles jadis cultivées en maraîchage jusqu’il y a une 30ène d’années.","Jean cultive 1,4 hectare sur un terrain pentu, composé de restanques et délimité par des oliviers et un petit bois en haut, et le canal ""de Marcel Pagnol"" en bas.","","Jean lance en mai 2022 son premier groupe de consom'acteurs au quartier de Frais Vallon, un Panier Marseillais ""mixte"" sur la base de contrats de partenariat solidaire simples à tarif plein et des contrats ""doublement solidaires"" à tarif préférentiel pour une 10ène de familles modestes du quartier en lien avec le Centre social.","En septembre 2022, il se met en lien avec le nouveau Panier Marseillais des Accates porté par la résidence pour seniors le foyer des Accates. Après des livraisons bimensuelles pendant la 1ère saison hivernale, il est passé à un rythme hebdomadaire au printemps 2023.","","","",""
07/03/2024 12:48:07,07/03/2024 12:48:07,"Florence Schlottke","FlorenceSchlottke_florence-1-.jpg","Marseillaise d’adoption, Florence a déjà eu plusieurs vies professionnelles, dans les domaines de l’insertion, le BTP et le logement social. En 2017, elle initie sa conversion vers le maraichage bio diversifié sur petites surfaces. Après 4 ans de pratique en tant que salarié et son « Brevet Prof. de responsable d’exploitation agricole » en poche, elle obtient de la Métropole un terrain de 2,3ha en lisière urbaine dans le 14ème arr., anciennement occupé par … des vaches !  "," Ces 3 dernières années, Florence n’a pas chômé sur sa ferme : débarrassage des nombreux déchets présents sur les parcelles, décompactage du sol, montage d’une serre et du réseau d’irrigation, plantation de divers fruitiers, développement de deux points de vente...","Des projets ? Elle n’en manque pas : montage d’une 2ème serre, mis en culture d’une nouvelle parcelle, plantation de pieds de vignes … Début février, elle a repris le partenariat avec le Panier de la Tour des pins, situé à quelques kms seulement de sa ferme ! Nous lui souhaitons ainsi qu’à ses bénévoles et amapien.ne.s une belle aventure solidaire !","","","","","","Clément Garnier"

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